Les pains de shampoings solides?

Les pains de shampoings solides?

Nous intégrons régulièrement dans notre quotidien des petits gestes et efforts pour réduire notre impact environnemental. Dans notre salle de bain, les solutions proposées aujourd’hui sont les pains de shampoings solides ou les shampoings en poudre. Où en sommes-nous sur ces shampoings ?

Ces 2 alternatives permettent d’éviter les 80% d’eau et les conservateurs contenus dans la grande majorité des shampoings. Seulement 3% des shampoings sont aujourd’hui certifié Bio. Compte tenu de la consommation incroyable de bouteilles de shampoing chaque année (174 millions de bouteilles de shampoing par an en France), ce marché ou plutôt cette consommation impacte considérablement le volume plastique que nous représentons.

Les pains de shampoing

Les pains de shampoing ou shampoings solides se présentent comme un savon. Différentes formes facilitent la manipulation: donut, canelé, rond ou carré. On les emballe dans une boîte en carton ou en plastique, dans un film plastique ou simplement en vrac.  Peu importe, dès qu’on voudra le transporter dans son sac de sport ou sa valise, il faudra trouver un contenant étanche. Mais là n’est pas la principale objection.

On pourrait croire que l’unique fonction d’un shampoing est de laver les cheveux. Si c’était le cas, la taille des linéaires des supermarchés serait beaucoup plus réduite. En pratique, si le rôle premier est de laver, il donnera également un petit moment de plaisir. Le toucher et le volume de mousse, l’aspect du shampoing et son parfum déterminent l’acte d’achat.

Les limites du pain de shampoing

Les pains de shampoing ou shampoings solides remplissent peu ces rôles.La plupart de ces pains de shampoings laissent le cheveu rèche et sec. Pour cause, la base moussante utilisée irrite. Cette mousse entraine pourtant les poussières, pellicules, excès de sébum ou saletés et lave le cuir chevelu. Les huiles végétales adoucissent le côté agressif de cette base lavante ou tensioactif. Le shampoing est dès lors qualifié de doux. Mais le cuir chevelu est agressé et va produire du sébum en excès pour se protéger.

On considère également d’autres variables hormis le côté irritant dans le choix de ces bases lavantes ; l’origine des ingrédients et leur modes d’extraction. Le responsable formulation exclut l’ensemble des sulfates, dérivés de sulfates, de bétaïne ou dérivés de bétaïne, ce qui fait une très longue liste. On la retrouve dans la grande majorité de ces pains de shampoing. A éviter tant pour sa santé que pour l’environnement car certaines extractions sont particulièrement polluantes. Si ces bases lavantes sont très largement utilisées c’est parce qu’elles sont performantes et bon marché.

Les poudres de shampoing

Une deuxième proposition sont les poudres  de shampoing mais leur emballage n’est pas encore abouti. Sachet kraft pelliculage intérieur en plastique ou sachet plastique tout court, l’effort environnemental est présent et important. C’est déjà un pas, comme pour les pains de shampoings.

Les difficultés techniques, les objections environnementales et la recherche d’un plus grand respect de sa santé encouragent l’exploration de nouvelles pistes. Les tensioactifs seront des dérivés de matières premières renouvelables, notamment les sucres. Leur synthèse respecte les grands principes de la chimie verte. Celle-ci a lieu sans solvant, ne produit quasiment aucun rejet ou déchet et les matières premières sont renouvelables. L’emballage sera du papier ou du carton ou sans emballage du tout s’il s’agit de poudre compactées en monodoses… Et vous voyez où nous arrivons ? Découvrez vite Shamp(.) pour savoir exactement où nous sommes aujourd’hui dans le développement des shampoings alternatifs.

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